#Mobilité

#Mobilité

Yanna, 29 ans, Stagiaire à BREIZH EUROPE FINISTERE

J’ai toujours profité de l’Europe. Plus exactement, j’ai toujours profité de la mobilité offerte par l’Union Européenne. Comme beaucoup, j’en ai bien sûr profité par des voyages, de petits séjours, des vacances en famille ou entre amis. Mais bien plus que cela, j’ai profité de cette mobilité pour mes études. Puisqu’en terminale, des étoiles pleins les yeux, je m’imaginais devenir traductrice de romans, assise dans un gros fauteuil en tweed, devant une encore plus grosse cheminée à lire page après page de récit fantastique ou de drame, il me semblait nécessaire de parfaire un anglais jusque là resté très scolaire.

Ma toute première mobilité s’est donc faite en République d’Irlande, et plus spécifiquement à Galway, en tant que jeune fille au pair. Une prise de contact sur internet en quelques jours, une réservation de billets d’avion en quelques clics, et me voilà partie pour plusieurs mois dans un pays jusque là totalement étranger. Cinq mois, c’est à la fois très long et très court. Très long, c’est ainsi que je l’ai vécu à l’époque, pour un premier « départ du nid » juste après mon bac, pour un autre pays, pour une autre langue. Mais cinq mois, c’est également trop court pour pouvoir découvrir tout un pays, voir même toute une région, pour saisir une culture dans tout ce qu’elle a de riche et de divers. Mais cinq mois, cela m’a suffit pour développer des capacités en anglais qui ne m’ont plus jamais quittées.

De même que mon envie d’ailleurs. Parce que l’Europe, c’est aussi ma licence en Belgique. Une fois mon année d’au pair terminée, avec toujours ce rêve de traduction en tête, et Bruxelles m’a accueillie facilement : une équivalence du bac en poche, quelques papiers administratifs, et mes trois premières années se sont effectuées là bas. Là bas, et un peu aussi à Taïwan. Car même en tant que française, j’ai alors pu bénéficier de la bourse proposée par l’établissement à tous ses élèves étudiant le chinois, et je suis alors partie pour Kaohsiung, grande ville du sud de l’île. Là bas, j’ai rentré beaucoup d’autres étudiants comme moi, venant de Corée, du Vietnam, de Belgique ou encore de l’Université d’Aix-en-Provence, autre grande université partenaire.

Mon retour en France a été bien plus calme. Confrontée à la réalité du métier de traductrice, et à une période de chômage, j’ai décidé une reconversion, en droit et science politique, tout en conservant cet aspect international qui me plaît tant. Reconversion qui m’a donc menée jusqu’à un Master 2 en coopération internationale.

Ce master, tout nouveau, a pour particularité de se focaliser sur les métiers locaux, sur les institutions infra-étatiques (régions, départements, villes, associations…) et les liens qui peuvent exister entre ces institutions et le niveau international (principalement européen). Ces relations se développent en effet de plus en plus, et si l’Etat reste prédominant dans l’esprit de beaucoup l’influence de ces institutions infra-étatiques se fait de plus en plus importante. Qu’il s’agisse de diplomatie, de relations culturelles, d’échanges économiques ou techniques… les villes et les régions peuvent ainsi développer des relations que les Etats ne peuvent quelques fois pas se permettre. De même, associations et ONG permettent aux organisations internationales de s’implanter au niveau local, et de développer des relations de proximité et d’écoute bien plus efficacement que ne le pourrait les États.

C’est dans ce cadre qu’il nous a été demandé de chercher un stage de fin d’étude. Afin de comprendre ces mécanismes de manière professionnelle et concrète, et afin de nous permettre de développer les compétences acquises grâce à ce master, j’ai eu la chance de trouver ce stage chez Breizh Europe Finistère.

Cette association, toute nouvelle, va me permettre beaucoup de choses. Déjà, elle s’inscrit de manière parfaite dans l’optique visée par mon Master, et a donc été validé avec enthousiasme par mes professeurs. De plus, la taille pour l’instant relativement réduite de l’effectif, de plus que la discussion avec Jérémy Gautier, fondateur, m’assure d’avoir de véritables tâches à accomplir, et donc de ressortir de ce stage avec une réelle plus-value.

Mon master me prépare en effet au montage et à la gestion de projets européens, à leur évaluation, à la demande de subvention… Et ce stage va me permettre de développer toutes ces compétences : aide au montage de dossier de subvention LEADER, montage de projet Erasmus + (plus particulièrement, échange de jeunes en formation professionnelle), sans compter les possibles opportunités qui surgiront durant la durée du stage.

Un stage chez Breizh Europe Finistère va donc me permettre non seulement de boucler de manière pertinente mon cycle d’étude, mais aussi d’apprendre énormément grâce à l’encadrement offert par M. Gautier, connaissance que je pourrai faire valoir par la suite pour trouver mon premier emploi, ou mon prochain stage, dans le domaine du montage de projet européen.

No Comments

Post A Comment